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  • Définition

    [Un type de transfert de compétences] Transfert à des autorités locales élues.

    Exemple d'utilisation

    Pour réussir, c’est-à-dire favoriser une meilleure gestion des politiques et la réactivité, la décentralisation doit reposer sur un État central effi cace et compétent. Loin de disparaître, l’État demeure un acteur clé du système décentralisé : son rôle évolue et certaines de ses missions gagnent en importance. Ainsi, une politique de décentralisation réussie exige que l’État se concentre sur le pilotage de la qualité del ’éducation, la préservation de l’équité et la professionnalisation. (Lugaz et De Grauwe, 2009: 4)

    Lugaz, Candy, et Anton De Grauwe. « La décentralisation de l’éducation ». Lettre d’information de l’IIPE 27, no 3 (2009): 4.

  • Définition

    [Type de transfert de compétences]. Transfert à des niveaux administratifs inférieurs.

    Exemple d'utilisation

    En 1993, le ministère de l’Éducation du Nicaragua a créé des conseils pédagogiques municipaux, en charge de l’administration et de la gestion financière des écoles. Ces conseils étaient composés de représentants du secteur privé, de parents, d’enseignants, de fonctionnaires et de responsables de communautés. Dans certaines municipalités, les pouvoirs administratifs ont été décentralisés et délégués aux établissements d’enseignement primaire et secondaire. À cela s’est ajoutée une déconcentration des pouvoirs à 19 bureaux régionaux du ministère, notamment dans le domaine du budget, de la comptabilité, de la logistique, de la formation et de l’évaluation (Sinclair, 2003 : 124).

  • Définition

    Demande d'éducation émise par des apprenants potentiels.

    Exemple d'utilisation

    Pendant ce temps-là, aux États-Unis mêmes, où l’idée de planification était encore frappée de malédiction, les responsables de l’enseignement, à l’échelle locale comme à celle des États, recouraient à une planification plus poussée qu’elle ne l’avait jamais été auparavant, pour s’attaquer au retard dû à l’ajournement des constructions scolaires nécessaires, pour répondre à la demande d’éducation de la part des anciens combattants et pour faire face aux effets qu’allait avoir, en matière d’éducation, le « baby-boom », l’explosion démographique due à la guerre (Coombs, 1970 : 23).

  • Définition

    Les dépenses courantes incluent la consommation finale des administrations (par exemple la rémunération des salariés, la consommation intermédiaire de biens et services, la consommation de capital fixe et les dépenses militaires), les revenus de la propriété payés, les subventions d’exploitation, et d’autres transferts courants payés (par exemple sécurité sociale, allocations d’assistance, pensions, et autres services sociaux).

    Exemple d'utilisation

    L'énumération ci-après indique les informations qui seraient nécessaires dans des conditions idéales : (a) données concernant les gains d'un échantillon représentatif des travailleurs classés par âge, par degré d'instruction atteint ou par qualifications obtenues, y compris le genre d'études et la durée de la fréquentation scolaire, par profession, par sexe, par provenance sociale, par lieu de travail et par niveau d'aptitudes naturelles, celui-ci étant apprécié par exemple, par un test d'aptitude intellectuelle ; (b) données concernant les dépenses courantes des établissements d'éducation, par niveau ; (c) estimations concernant la valeur en capital des constructions et de l'équipement scolaires, par niveau ; (d) estimations des dépenses privées concernant les droits de scolarité, les livres, les fournitures, etc., par niveau ; (e) dépenses publiques pour le financement des bourses, par niveau ; (f) taux moyen de l'impôt sur le revenu ; (g) données concernant les conditions du marché du travail, y compris les taux de chômage et de participation par âge, par sexe et par degré d'instruction (Woodhall, 2004 : 73).

  • Définition

    Dépenses qui couvrent l’achat de biens d’une durée supérieure à une année. Elles comprennent les dépenses de construction, de rénovation et de grosses réparations de bâtiments, ainsi que l’achat d’équipements ou véhicules.

    Exemple d'utilisation

    Bien souvent, les pouvoirs publics classent les investissements matériels à grande échelle dans la catégorie des dépenses en capital, c'est-à-dire des coûts non récurrents, même si ces établissements ont parfois à payer des intérêts annuels et à prendre en compte l'amortissement. Un établissement qui n'a pas ou peu d'infrastructure technologique ou qui n'a qu'une infrastructure totalement désuète peut effectivement être conduit à effectuer un gros investissement unique. Mais, en général, l'infrastructure technologique exige un financement régulier et constant, et ce pour deux raisons. La première est que la technologie évolue extrêmement rapidement en fonction des progrès techniques. À titre d'exemple, la durée de vie moyenne d'un ordinateur de bureau est d'environ trois ans, compte tenu de l'amélioration constante de la puissance et des fonctionnalités des ordinateurs. La seconde tient au fait que le coût du soutien humain des infrastructures est habituellement très supérieur au coût du renouvellement et de la mise à niveau des équipements. Par conséquent, les investissements en infrastructure technologique réalisés dans et entre les institutions devraient être classés dans la catégorie des coûts récurrents ou des coûts d'exploitation. Si l'on considère l'infrastructure matérielle comme une dépense en capital, elle a peu de chances d'entrer en concurrence avec des crédits ayant une incidence directe sur l'enseignement. En revanche, si on la considère comme une dépense d'exploitation, les besoins de financement du personnel de soutien des technologies sont en concurrence directe avec des fonds destinés à l'enseignement et à la recherche. Le résultat est que les crédits affectés au soutien humain de la technologie sont souvent négligés dans un grand nombre d'établissements éducatifs (Bates, 2001 : 45).

  • Définition

    Ensemble des dépenses courantes et des dépenses d’équipement consacrées à l’éducation par les autorités locales, régionales et nationales, y compris les municipalités. Les contributions des ménages ne sont pas prises en compte. L’expression couvre les dépenses publiques relatives aux établissements publics comme aux établissements privés.

    UNESCO. 2014. Enseigner et apprendre : atteindre la qualité pour tous; rapport mondial de suivi sur l’EPT, 2013-2014. Paris: UNESCO.

    Exemple d'utilisation

    En résumé, on peut dire que l'analyse coût-bénéfice consiste généralement à tenter d'évaluer le taux de rendement social ou privé d'un investissement propre à un type ou à un niveau particulier d'éducation. Le taux de rendement social est le rapport entre les gains supplémentaires, avant déduction des impôts, obtenus dans le cours d'une vie grâce à un certain genre d'éducation, et le coût social de cette éducation évalué d'après son coût d'opportunité. En comparant ce taux de rendement avec le taux de rendement d'autres genres ou d'autres niveaux d'éducation ou avec celui d'autres formes d'investissement social, on peut évaluer la rentabilité économique des dépenses publiques en éducation (Woodhall, 2004 : 53).

    Woodhall, Maureen. 2004. L’Analyse coût-bénéfice dans la planification de l’éducation. Principes de la planification de l’éducation 80. Paris: UNESCO-IIPE. 

  • Définition

    L’abandon d’un poste enseignant a lieu lorsque ce dernier quitte définitivement l'enseignement, soit en prenant un autre emploi en dehors de l'enseignement, soit pour des raisons personnelles telles que l'éducation des enfants, des problèmes de santé, un déménagement, ou la retraite [traduit par l'IIPE].

    Exemple d'utilisation

    Dans la mesure ou la déperdition la plus importante du corps enseignant est due a la retraite, la connaissance précise des la structure par âge des enseignants peut permettre de prevoir cette déperdition (Châu, 2003 : 42).

  • Définition

    Conséquence des problèmes de redoublement et d'abandon en cours d'études.

    Thésaurus de l'UNESCO

    Exemple d'utilisation

    En effet, que l’on considère l’éducation comme un investissement social ou comme un investissement privé, il y a lieu de tenir compte du fait que nombre d’étudiants n’achèvent pas leur cycle d’études, tandis que d’autres le redoublent partiellement en vue d’obtenir une qualification.Théoriquement, il faudrait calculer le rapport coût-bénéfice séparément pour les étudiants qui abandonnent, pour ceux qui redoublent et pour ceux qui achèvent leur cycle d’études dans le minimum de temps. En dépit des résonances du mot « déperdition », il est probable que des études même inachevées procurent certains bénéfices économiques qu’il faut mettre en balance avec le coût d’une ou deux années d’études. Pratiquement, la plupart des pays ne disposent pas des données qui permettraient de calculer les bénéfices attachés à des études inachevées ; aussi la solution la plus simple est-elle de calculer la durée moyenne des cycles  d’études, compte tenu des abandons et des redoublements, et de prendre cette durée moyenne, plutôt que la durée minimale ou « normale », comme base de calcul pour l’évaluation des coûts globaux. On obtiendra ainsi soit le coût total de la charge qui incombe à la société pour produire un étudiant qualifié, soit le coût moyen privé, compte tenu des taux moyens de redoublement et de déperdition (Woodhall, 2004 : 38-39).

    Woodhall, Maureen. 2004. L’Analyse coût-bénéfice dans la planification de l’éducation. Principes de la planification de l’éducation 80. Paris: UNESCO-IIPE.

  • Définition

    Exemple d'utilisation

    Alors que dans beaucoup de pays l’affectation des enseignants dépend officiellement directement du nombre d’élèves inscrits, avec une taille minimale et maximale des classes par école, le déploiement des enseignants ne correspond souvent pas aux effectifs d’élèves (UNESCO, 2014 : 250).

  • Définition

    Les programmes du niveau 3 de la CITE, ou « deuxième cycle du secondaire », sont généralement conçus pour compléter l’enseignement secondaire et préparer à l’enseignement supérieur, et/ou pour enseigner des aptitudes pertinentes pour exercer un emploi. Les programmes de ce niveau offrent aux élèves un enseignement plus varié, plus spécialisé et approfondi que les programmes du premier cycle du secondaire (niveau 2 de la CITE). Ils sont davantage différenciés et proposent un éventail plus large d’options et de filières.

    UIS. Classification internationale type de l’éducation, CITE 2011. Montréal: UIS, 2012.

    Exemple d'utilisation

    Ce processus de déclassement se répercute ensuite jusqu’aux personnes peu qualifiées. Si, par exemple, du fait de l’expansion de l’enseignement supérieur, il y a surnombre de diplômés d’études supérieures dans l’économie par rapport au nombre de postes diplômés disponibles : certains diplômés vont accepter un emploi qui ne requiert qu’un niveau de deuxième cycle du secondaire. Les personnes possédant un niveau de deuxième cycle du secondaire vont alors constater qu’il y a moins d’offres d’emploi pour eux, correspondant à leur niveau de formation, et seront conduites à accepter un emploi qui ne requiert qu’un niveau de premier cycle d’enseignement secondaire (McIntosh, 2008 : 48).

    McIntosh, Steven. 2008. Education et emploi dans les pays de l’OCDE. Principes de la planification de l’éducation 88. Paris: UNESCO-IIPE.

  • Définition

    Action discriminatoire réalisée afin de surmonter la sous-représentation de groupes de population (généralement des femmes ou de membres de minorités) dans certains secteurs d'emploi (notamment dans des programmes d'avancement dans les carrières) et dans le secteur de l'éducation, afin de les faire correspondre à la réalité démographique du groupe [traduit par l'IIPE].

    Exemple d'utilisation

    Ces programmes compensatoires ont été créés dans les pays développés au sein de l’enseignement formel lorsque l’on a compris que pour arriver à une véritable égalité des chances il ne suffisait pas de donner les mêmes ressources et le même traitement pédagogique à tous les élèves ; il fallait au contraire cibler les actions sur les élèves en difficulté et donner plus de ressources aux établissements qui les accueillent. Ces programmes, appelés aussi programmes de discrimination positive, ont été adaptés et introduits dans divers pays en développement, notamment en Amérique latine (Atchoarena, de Grauwe et Sylla, 2000: 7).

  • Définition

    L’éducation est officiellement reconnue comme un droit de l’homme depuis l’adoption, en 1948, de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce point a, depuis lors, été affirmé dans de nombreux traités de portée mondiale […] [qui] établissent le droit de tous les enfants à un enseignement primaire gratuit et obligatoire, l’obligation de développer l’enseignement secondaire, qui doit prévoir des mesures visant à le rendre accessible à tous les enfants, ainsi qu’un accès équitable à l’enseignement supérieur et la responsabilité de dispenser une éducation de base aux personnes qui n’ont pas suivi jusqu’à son terme l’enseignement primaire. (UNESCO et UNICEF, 2007 : 7)

    Exemple d'utilisation

    Cette question fait ressortir l’existence d’une hiérarchie implicite des droits, certains étant considérés comme plus importants que d’autres et devenant, par là même, prioritaires. La discussion qui précède sur l’importance respective de chaque niveau d’enseignement en est l’illustration. Il est généralement admis que, plus un individu est éduqué, mieux cela vaut pour lui et pour la société dans laquelle il vit. En revanche, les opinions et les pratiques divergent sur la question de savoir à quel point une société se doit de permettre à un individu de réclamer son droit à l’éducation et quand elle doit le laisser se débrouiller tout seul (Oxenham, 2010 : 35).